Choisir ou s’en remettre à la chance ?

L’art difficile du choix

Pour faire suite au billet précédent sur le décisionnel, voici à titre d’illustration les paroles du groupe de Rap français I AM, pour son titre « 4.2.1 » tiré de l’album « Arts Martiens » sorti en 2013.

Site officiel des rapeurs : http://www.iam.tm.fr/

Dois-je rester ou partir ? Dois-je lui dire ou mentir ?
Dois-je me taire ou parler ? Dois-je rengainer ou tirer ?
Suis-je un tueur endurci ou bien un enfant de cœur ?
A chaque croisement ça recommence et pas le moindre indicateur
Tant de voies à choisir, ça fout les jetons rien qu’à l’idée
D’un échec cuisant au total comme seule finalité
Chacun décide de ce qu’il est, un choix sans filet
Mais si le trapèze, hélas casse, là, il ne faudra pas se défiler
Alors, dois-je opter pour la sueur ou bien la facilité ?
Dois-je brûler mes valeurs ou bien les enchaîner à mes pieds ?
Dois-je lutter ou m’enfuir ? Dois-je haïr ou aimer ?
Suis-je de ceux qui grognent ou suis-je de ceux qu’on entend pleurer ?
Trop de choix pour une vie, trop d’options à valider
Tous ces chemins qui s’ouvrent à moi, personne pour m’assister
Je ne peux pas passer mon temps à blâmer la fatalité
Y a plus qu’à faire un choix, jeter les dés et assumer

4-2-1, les dès roulent
Basculent vers la gloire ou la déroute
4-2-1, le résumé
De nos courses, tourne, on doit viser le
4-2-1, les dès roulent
Soit t’es un King, soit tu dérouilles
4-2-1, le résumé
De ces courses effrénées dures à présumer

[Akhenaton]
Nous sommes tous gagnants, du grand loto de la vie
Un sur un milliard, c’est dingue, voilà ce qu’on m’a dit
Une infinité de chemins s’ouvrent à nous
A chaque instant, et on choisit avec nos feelings et nos tabous
Combien de fois sous des cieux épaissis
J’ai rembobiné le film et tout refait avec des si ?
Ah, avec des si on redessine le passé, c’est impossible
On le sait, alors on se console avec des signes
C’est pratique, on s’attribue les lauriers si on gagne
Lorsqu’on échoue, Dieu est désigné comme coupable
Mais des gamins meurent de faim ou d’un rhume
Je peux t’assurer que l’homme, et l’homme seul est bien le responsable
Nos parcours n’ont rien de mathématique
Suffit de mater ma vie, l’œuvre et sa thématique
Dans les temps où Damoclès menaçait avec son épée
Mes oncles de leurs doigts épais jetaient ces dés sur les quais

4-2-1, les dès roulent
Basculent vers la gloire ou la déroute
4-2-1, le résumé
De nos courses, tourne, on doit viser le
4-2-1, les dès roulent
Soit t’es un King, soit tu dérouilles
4-2-1, le résumé
De ces courses effrénées dures à présumer

Bien entendu, entre choisir et s’en remettre à la chance, on peut penser qu’il n’y a aucune différence. Parce qu’on fait souvent des choix qui ne sont pas « éclairés », c’est à dire sans motivation logique ou raisonnée. On choisit souvent, de plus en plus souvent même, sous le coup de l’impulsion, du sentiment. Or ces choix-là ressemblent beaucoup aux dés lancés au hasard.

Maîtriser chaque critère intervenant dans la prise de décision

Voilà une illusion, à moins de considérer des problèmes simples. Et le rideau de fumée est de plus en plus épais dans cette prise de décision : de plus en plus d’inconnues et de critères qui changent dans le temps.

Comment donc réduire ces zones d’ombre ?

Nous verrons prochainement les mécanismes simples à mettre en place pour résoudre l’équation du choix.

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