Les trésors de Pandore

Ouvrez la boîte, et découvrez ce qu’elle cache comme trésor du mal…

Pandora, mon univers à moi

Vivre dans une boîte de Pandore, c’est un peu notre lot quotidien. A chacun son décor. D’aucuns vivent dans un univers confiné, bien délimité par des cloisons plus ou moins dorées.

Ces barreaux d’or fin et de métaux précieux nous enferment avec distinction dans un monde d’illusion et de confort. Entourés par un environnement que notre éducation nous a conduit à considérer comme privilégié, nous pensons être libres de nos mouvements alors que nous ne sommes que des marionnettes de luxe.

Youhou les amis, j’ai une vie merveilleuse, et vous ?

Pour ouvrir la boîte, encore faut-il en avoir conscience !

La vie moderne nous habitue à plier le dos devant les contraintes identifiées comme telles pour chacun d’entre nous : travail, logement, famille. Ce triptyque est un socle solide sur lequel se construit le reste de la cage.

En effet, la famille, c’est nous, c’est soi-même enfant. Petite fille à qui l’on donne dès son plus jeune âge une poupée afin de bien ancrer le rôle maternel dans l’individu. Il n’en va plus de la survie de l’espère humaine, mais du rôle social dans lequel la fillette est enfermée dès son plus jeune âge. En jouant à faire la maman, elle répète des gestes qui vont peu à peu amener ce jeu en besoin, par automatisme, et bien aidé par la société de consommation qui idolâtre la femme enceinte, symbole de toute les pulsions légitimées par le port de l’enfant.

Pour l’homme, il s’agit, même au XX1ème siècle, de subvenir aux besoins de la famille par le travail. Trimer, rentrer exténué, malgré les avancées sociales, reste bien ancré dans l’idéal collectif. Le jeune garçon est donc préparé à besogner à l’extérieur du foyer familial pour ramener de quoi vivre en son sein. Et fournir le toit qui protège la famille des intempéries et des malheurs.

« Évolution des mœurs » et société de consommation aidant, l’individu a aujourd’hui le sentiment de s’épanouir plus et mieux que ses parents.

C’est ici qu’intervient l’allégorie de la boîte de Pandore, qui nous submerge de distractions et nous fait perdre de vue les choses essentielles de la vie. La profusion de biens et de services sortis de ce coffre aux trésors maudits nous aveugle et nous fait oublier l’atmosphère viciée dans laquelle nous n’avançons plus qu’à tâtons, c’est à dire à court-terme, en ne distinguant pas plus loin que le bout de notre nez qui s’est bien allongé depuis Pinocchio.

Folie, Vice et Tromperie sont quelques-uns des maux que recèle la jarre mythologique de Pandore. Ce sont des assistants auxquels l’individu a recours dès qu’il s’agit de se détourner de sa propre vérité. Plutôt que d’affronter la réalité de nos faiblesses, de nos limites, de nos lâchetés, nous préférons recourir à la ruse pour tromper nos pairs en essayant d’oublier notre petitesse.

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