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La posture du voyageur

Route de campagne en fin d'été
Sur la route !

Les voyages sont une source inépuisable d’enrichissement personnel. On dit qu’ils forment la jeunesse, mais pourquoi ? En quoi le voyage est-il si formateur ?

La posture du voyageur

La raison en est simple : lorsque nous évoluons dans un milieu qui ne nous est pas familier, notre attention est décuplée : nos sens sont en éveil, c’est la découverte ! Nous prêtons attention à tout ce qui se passe autour de nous, c’est un réflexe primaire de survie de l’espèce. Car en effet, nous savons que nous ne maîtrisons pas l’environnement, ni les coutumes du nouveau pays visité. Même si cela peut semblé exagéré présenté ainsi, on peut dire que nous sommes conscients du danger. Car nous ne sommes pas à l’abri d’une fausse manœuvre, d’un dérapage ou d’un quiproquo à cause d’une mauvaise traduction par exemple, ou d’un geste qui serait mal interprété, car culturellement connoté.

Le voyageur est donc constamment sur le qui-vive. Et c’est ce qui est si excitant ! C’est ce qui fait que nous nous rappelons souvent la plupart des moments passés à l’étranger, car l’effort d’attention a déclenché un grand nombre de mécanismes du cerveau qui ne sont pas sollicités lorsque nous sommes dans un comportement habituel et confortable.

L’analogie du voyage et de l’arbre à décision

Or il est très simple d’expérimenter ce phénomène, il suffit d’aller se promener hors de notre périmètre sécurisant de confort, notre zone de « non-agression« , pour laquelle nous savons que nous n’avons pas à fournir d’effort. En marchant en dehors de notre quartier, dans des lieux et des rues que nous n’avons pas l’habitude d’arpenter, nous mettons en place une activité cérébrale particulière. Inconsciemment, nous remarquons des petits détails auxquels nous ne prêterions pas attention si nous étions resté sur le chemin que nous empruntons tous les jours. Et cette simple prise en compte de la nouveauté déclenche une manière de penser différente. Et bien souvent, nous avons le sentiment « d’y voir plus clair » quand il s’agit de prendre une décision ! (Lire aussi l’article sur L’arbre des possibles)

Voilà pourquoi de nombreux artistes relatent dans leurs biographies avoir créé une œuvre au cours d’une de leurs promenades, voilà pourquoi beaucoup de scientifiques déclarent avoir pensé à leur invention grâce à la marche. C’est la posture du voyageur, qui est dans un état d’esprit très réceptif, ouvert à toutes les sensations, qui permet ces cheminements de pensée !

Le secret de la richesse intérieure

Il n’en faut pas plus à l’individu pour connaître la richesse intérieure !

Simplement en se plaçant dans une situation nouvelle, ou en évoluant dans un contexte nouveau, ou bien encore comme expliqué dans cet article en marchant sur des chemins inconnus, on permet à l’esprit de s’éveiller. Et notre cerveau est avide de cette sensation. A l’instar du nouveau-né qui se nourrit de stimuli (il a été prouvé que des nourrissons nourris mécaniquement mais sans aucun contact humain et sans aucune interaction avaient des carences sociales et comportementales qui ne leur permettaient pas de se développer et de vivre « normalement », cf. http://lecerveau.mcgill.ca/flash/capsules/histoire_bleu06.html), l’adulte se forge un monde d’habitude plus confortable à vivre mais pas satisfaisant pour autant, car notre esprit réclame sa part de nouveauté, constamment. Notre cerveau est entièrement tourné vers l’apprentissage, en continu. Mais nous ne lui donnons aujourd’hui que peu matière à s’émerveiller.

Voyager, c’est apprendre.

Et apprendre, c’est grandir, évoluer.

Évoluer, c’est (sur)vivre.

Entretenez votre capacité d’émerveillement, de découverte et d’apprentissage en vous mettant dans des situations inhabituelles. Nous étudierons prochainement sur Natural Born Linker des exemples concrets de ces « postures du voyageur » parfois… sans voyage 🙂